|
Réglementations
Sommaire
Typologie
des société
Réglementation
Fiscale
Réglementation
du travail
Régime
des échanges commerciaux
Fêtes et Jours fériés
Typologie
des sociétés
On distingue au Mali les sociétés
civiles dune part et dautre part, les sociétés
commerciales.
Les sociétés
civiles sont des personnes morales qui ont une activité
civile, comme les professions libérales (avocat, architecte,
ingénieur-conseil), les sociétés civiles
immobilières et les sociétés de production
agricole.
Les sociétés
commerciales sont des personnes morales qui ont pour objet laccomplissement
habituel des actes de commerce (échanges dans les domaines
industriel, financier, artisanal, intermédiation, courtage,
etc.)
Le Code du Commerce du Mali
se trouve pratiquement abrogé et remplacé par les
différentes codifications de lOrganisation pour
lHarmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA),
notamment ses Actes uniformes sur : - le droit commercial
général,
- lorganisation des procédures collectives dapurement
du passif,
- lorganisation des procédures simplifiées
de recouvrement et des voies dexécution.
Cette situation est l même
dans tous tes onze Etats membres de lOHADA.
La typologie des sociétés
commerciales est la suivante conformément aux dispositions
de lActe Uniforme de lOrganisation pour lHarmonisation
en Afrique du Droit (OHADA) :
1. La société
en nom Collectif (SNC)
Cest une société
dans laquelle les associées (au moins deux) sont tous
commerçants et répondent indéfiniment et
solidairement des dettes sociales.
Le capital social dont aucun
montant minimum ou maximum- nest prévu, est
divisé en parts sociales non négociables et leur
cession ne peut intervenir que par écrit avec laccord
unanime des associés.
Les statuts doivent être
établis par acte authentique et signé par tous
les associés. Les décisions collectives se prennent
en assemblée générale ; celle-ci a
lieu au moins une fois par an.
Les statuts organisent la gérance
de la société en désignant un ou plusieurs
gérant en dehors ou parmi les associées. A défaut
de désignation dun gérant, tous les associés
sont réputés être gérants.
La société prend
fin par le décès, linterdiction, la liquidation
des biens dun associé ainsi que par la révocation
dun gérant associé statutaire. Elle prend
fin aussi à lexpiration de la durée de création,
lextinction de lobjet social, annulation de la société,
dissolution anticipée, volontaire ou judiciaire.
2. La société
en commandite simple (SCS)
Cest celle dans laquelle
coexistent un ou plusieurs associés indéfiniment
et solidairement responsables des dettes sociales. Ils sont dénommés
" associés commandites", dans la limite
de leurs apports respectifs ils sont dénommés "associés
commandites", dans la limite de leurs apports respectifs
ils sont dénommés "associés commanditaires".
Le capital social librement
fixé doit distinguer la part des commandites et celle
des commanditaires. Il est divisé en parts sociales non
négociables ; leur cession ne peut intervenir que
par écrit avec laccord unanime des associés
à moins que les statuts nen disposent autrement.
La gestion est confiée
à un, plusieurs ou tous les commandités soit par
statuts soit par décision collective ultérieure.
Les décisions collectives sont prises en assemblée
générale qui se réunit au moins chaque année.
Elle prend fin dans les mêmes
conditions que la société en nom collectif.
3. La société
à Responsabilité limitée (S.A.R.L)
Cest une société
dans laquelle plusieurs associés et sans limitation de
nombre, sont seulement responsables à concurrence du montant
de leurs apports au capital.
Le capital social ne peut être
inférieur à 1 million de F CFA et la part sociale
à 5.000 F CFA. Les parts sociales ne sont pas négociables.
Leur cession est subordonnée à la notification
à la société SARL de loriginal de
lacte de cession ou pas un acte extrajudiciaire ou faire
lobjet dun acte authentique dautorisation.
4. La société
SARL peut être aussi unipersonnelle
Lintervention dun
notaire est nécessaire pour létablissement
des statuts et pur la constatation des apports en numéraire.
Les apports en nature dune valeur supérieure à
5 millions de F.CFA doivent être obligatoirement évalués
par un commissaire aux apports.
La gestion de la S.A.R.L est
confiée à une ou plusieurs personnes obligatoirement
physiques, associées ou non, nommées par les statuts
ou par une décision collective postérieure. Dans
ce cas, la nomination doit être décidée par
la majorité des associés représentant plus
de la moitié du capital. Le gérant est nommé
pour une durée de quatre ans renouvelable.
La S.A.R.L dont le capital
est supérieur à 10 millions de F.CFA ou réalisant
un chiffre daffaires annuel supérieur à 250
millions de F.CFA ou dont les effectifs permanents dépassent
50 personnes, est obligatoirement soumise au contrôle dun
commissaire aux comptes nommé pour une durée de
trois ans renouvelable.
La réserve légale
est dotée de 10% des bénéfices réalisées
pour atteindre 20% du capital social.
5. La société
Anonyme (S.A)
La Société Anonyme
(SA) est une société dans laquelle les actionnaires
ne sont responsables des dettes sociales quà concurrence
de leurs apport et dont les droits des actionnaires sont représentés
par des actions.
La société anonyme
comprend plusieurs actions et peut actionnaire. Dans ce cas,
elle est unipersonnelle.
Pour la S.A faisant appel à
lépargne publique, le capital social minimum est
fixé à 10 millions de F.CFA en actions dont le
montant nominal ne peut ne peut être inférieur à
dix mille F.CFA. le capital social doit être entièrement
souscrit avant la date de signature des statuts.
Le mode dadministration
de chaque société anonyme est déterminé
de manière claire par les statuts qui choisissent entre
la SA avec Conseil dadministration dirigé par un
Président-Directeur Général ou un Président
ou un Directeur général ou encore la SA avec Administrateur
Général.
La S.A peut être administrée
par un conseil dadministration composé de trois
membres au moins et au plus de douze membres actionnaires ou
non. La durée de mandats varie entre deux à six
ans.
La S.A comprenant un nombre
dactionnaires égal ou inférieur à
trois nest pas obligée de constituer un conseil
dadministration et peut désigner un administrateur
général.
6. La Société
en Participation (SP)
La société en
Participation (SP) est dépourvue de la personnalité
juridique et nest pas immatriculée au registre du
commerce. Elle est occulte ou ostensible. Son existence peut
être prouvée par tout moyen.
Les associés conviennent
librement de lobjet, de la durée des conditions
de fonctionnement de droits des associés, de la fin de
la société sous réserve de ne pas déroger
aux règles impératives des dispositions communes
aux sociétés, exception faite de celles relatives
à la personnalité morale.
Les rapports entre les associés
sont ceux prévus pour les sociétés en nom
collectif à moins des dispositions contraires explicites.
Chaque société
contracte en son nom personnel et est seul engagée à
légard des tiers.
7. La Société
de Fait (SF)
La société de
Fait (SF) réunit une ou plusieurs personnes physiques
ou morales comme des associés sans avoir constitué
entre eux lune des sociétés légalement
reconnues.
8. Le Groupement dIntérêt
Economique (G.I.E)
Le Groupement dIntérêt
Economique (G.I.E) est une entente destinée à la
mise en uvre pour une durée déterminée
de tous les moyens propres à faciliter ou développer
lactivité économique de ses membres et accroître
les résultats de cette activité. Il peut être
sans capital social et possède de la personnalité
juridique à compter de son immatriculation au registre
du commerce.
Ses membres peuvent être
des personnes physiques ou morales. Les droits des membres ne
peuvent pas être représentés par des titres
négociables. Les membres sont tenus des dettes du GIE
sur leur patrimoine propre. Ils sont solidaires du paiement des
dettes du GIE.
Le GIE peut émettre
des obligations sil est lui-même composé des
sociétés autorisées à émettre
des obligations.
Un contrat soumis à
la condition de publicité dune société
est rédigé pour déterminer lorganisation,
le fonctionnement et la contribution de chaque membre.
Chacun dispose dune voix ou le cas échéant,
peut avoir plusieurs voix.
9. Les succursales et les
filiales
Les sociétés
filiales et les succursales sont soumises à la législation
et doivent remplir certaines formalités.
La succursale
Pour ouvrir une succursale,
il y a lieu dobéir aux conditions aux conditions
suivantes :
immatriculation au registre
du commerce
létablissement
doit être autonome et durable (statuts)
autorisation du conseil dadministration
de la société mère pour louverture
de la succursale
identification fiscale, etc.
La filiale
Les conditions douverture
sont les suivantes :
immatriculation au registre
du commerce
dépôt au greffe
du Tribunal du commerce de deux copies certifiées conformes
des statuts de la société mère installée
à létranger
être autonome
le certificat
le procès-verbal du
Conseil dAdministration décidant de la création
de la filiale
le procès-verbal de
l assemblée général ordinaire
de la société mère donnant à telle
personne habitée à ouvrir la succursale avec tous
les pouvoirs dadministration et de gestion
dossier personnel du gérant :
certificat de nationalité, certificat de résidence,
casier judiciaire, acte de naissance, carte didentité
immatriculation au service
de la statistique, au service des impôts, à lINPS,
etc.
publication chaque année
des comptes annuels
Réglementation
fiscale
1 Principaux impôts
et taxes directs
|
Désignation |
Base dimposition |
Taux |
Imposables |
Exemptions |
|
Impôt synthétique |
|
Tarifs variables |
Exploitants individuels dentreprises
réalisant un chiffre daffaires inférieur
ou égal à 30 millions de F CFA |
Personnes physiques ou morales
soumises au régime du bénéfice réel |
|
Impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux
(IBIC) |
Bénéfice net |
35% |
Entreprises individuelles ou autres ;
professions libérales et artisanales dont le chiffre daffaires
est supérieur ou égal à 30 millions de F
CFA |
Entreprises individuelles ou autres,
professions libérales et artisanales assujetties à
limpôt synthétique |
|
Impôt sur les bénéfices agricoles
(BA) |
Bénéfices agricoles |
10% |
Exploitants agricoles réalisant un chiffre daffaires
supérieur à 30 millions |
Caisses de crédit agricole ;
Coopératives agricoles ; agriculteurs traditionnels ;
Exploitants investissant plus de 50% de leurs bénéfices
dans la recherche ; nouvelles exploitations pendant les
5 premières années |
|
Impôt sur les revenus fonciers (IRF) |
Revenus foncier 1 |
15% pour immeubles en dur et semi
dur ; 10% pour immeubles en banco |
Immeubles bâtis ; outillage
des établissements industriels fixés au sol et
toutes installations commerciales et industrielles assimilées
à des constructions ; terrains non cultivés
à usage commercial ou industriel |
Constructions nouvelles (pendant
5 ans) ; reconstruction ; addition ; immeubles
dhabitation non loués ; les collectivités
publiques ; certaines exploitations agricoles |
1.
Le revenu foncier est égal à 60% de la valeur locative.
La valeur locative est égale
à 5% de la valeur dactif
La valeur dactif = génie
civil + aménagements et installations +équipements
de production fixés au sol
|
Désignation |
Base dimposition |
Taux |
imposables |
Exemptions |
|
Contribution forfaitaire (à
la charge de lemployeur) |
Rémunérations
traitements ; salaires ; indemnités et avantages
en nature |
7,5% |
Salariés |
|
|
Impôt sur les Traitements et les Salaires (ITS) |
Traitements ; indemnités ;
émoluments ; Commissions ; Participations ;
primes ; Gratifications ; gages, pourboires et autres
rétributions.
pensions et rentes viagères avantages en nature et
tous autres pécules accessoires |
Variable selon le revenu et la situation matrimoniale et le
nombre denfants en charge |
Les travailleurs, quils soient maliens ou étrangers
résidant au Mali ou y percevant des revenus imposables |
Les allocations familiales |
|
Désignation |
Base dimposition |
Taux |
imposables |
Exemptions |
|
Contribution des patentes |
Calculée par établissement |
La patente se compose dun
droit fixe variant de 7 200 à 1000000 F CFA et dun
droit proportionnel correspondant à 10% de la valeur locative |
Entreprises individuelles ou autres, professions libérales
et artisanales |
Entreprises individuelles ou autre,
professions libérales et artisanales assujetties à
limpôt synthétique |
|
Désignation |
Base dimposition |
Taux |
imposables |
Exemptions |
|
Contribution des licences |
|
Tarifs variables |
Toutes personnes physiques ou
morales vendant des boissons alcoolisées ou fermentées |
|
|
Taxe sur les véhicules
automobiles (vignette) |
de 2 à 6 CV = 7 000
F CFA ;
de 7 à 9 CV = 13 000 ;
de 10 à 14 CV= 32 000 F CFA ;
de 15 à 19 CV = 50 000 F CFA ;
à partir de 20 CV = 75 000 F CFA. |
Véhicules à moteur immatriculés au Mali |
Tracteurs agricoles ; véhicules
appartenant à ladministration civile et militaire ;
infimes |
2
Principaux impôts et taxes indirects
|
Désignation |
Base dimposition |
Taux |
imposables |
Exemptions |
|
Taxe
sur la valeur ajoutée (TVA) |
Livraison de biens et de prestation de services à titre
onéreux |
18% |
-les contribuables qui réalisent
un chiffre daffaires hors taxe supérieur à
30 millions de F.CFA (3 millions de FF) ;
-les revendeurs de produits importés ou acquis sur
le marché national ainsi que les importateurs ;
-les producteurs ;
-les entrepreneurs de travailleurs immobiliers ;
les prestataires de services |
Exportation de produits et marchandises ; les ventes
de produits agricoles, et de pêche non transformés ;
les ventes de minéraux et de métaux extraits ;
les ventes de viande crue. |
|
Taxes sur les activités financières |
Opérations se rattachant
aux activités bancaires, financières et dune
manières générale au commerce des valeurs
et de largent |
15% |
Les assujettis sont les banques,
les établissement financiers, les agents de change, les
escompteurs, les remisiers et dune manière générale
tous les professionnels du commerce des valeurs et de largent
à lexception des opérations de crédit-bail,
les intérêts et commissions relatifs aux opérations
réalisées sur le marché monétaire,
les opérations dassurances, les agios. Le fait générateur
est constitué par lencaissement du prix ou de la
rémunération. |
|
|
Taxe sur la dépense pour
les produits spéciaux |
|
Variable entre
2 et 120% |
Lubrifiant et carburant, tabac,
cola ; boissons alcoolisées ; arme à
feu ; bicyclettes ; véhicules etc. |
|
Réglementation
du travail
1 Le Recrutement
Le recrutement des travailleurs
maliens est libre et doit faire lobjet dune demande
de visa auprès de linspection du travail.
Le recrutement des travailleurs
étrangers est subordonné à lobtention
dun visa de la Direction Nationale du travail.
Il appartient à lemployeur
dimmatriculer les salariés auprès de lInstitut
National de Prévoyance Sociale (INPS).
2 Le Contrat de travail
Il existe des contrats de travail
à durée déterminée (CDT) qui ne peuvent
être renouvelés plus de deux fois et les contrats
à durée indéterminée (CDI).
3 Le Licenciement
Lautorisation de licenciement
a été remplacée en 1992 par une déclaration
auprès de lInspection. Celle-ci émet un avis
favorable ou défavorable, mais na pas pouvoir de
décision.
Les droits consécutifs
au licenciement
Les droits consacrés
par le Code du travail à la suite dun licenciement
sont le préavis et les indemnités diverses.
Le préavis
La durée varie selon
la catégorie sociale du travailleur. Elle est de :
8 jours pour les travailleurs
journaliers :
1 mois pour les salariés
au mois :
2 mois pour les agents de maîtrise :
3 mois pour les cadres :
En cas de faute lourde et sous
réserve de lappréciation de la juridiction
compétente, le contrat de travail peut être rompu
sans préavis.
Les indemnités de
licenciement
Lindemnité de
licenciement comprend les taux suivants :
Par année de présence
pour les 5 premières années : 20% du salaire
global ;
Par année de présence
de la 6ème à la 10ème
année : 25% du salaire global ;
Par année de présence
au-delà de la 10ème année :
30% du salaire global.
4 Les litiges
Les différends en matière
du droit du travail peuvent se régler à lamiable
en recourant à lassistance dun Inspecteur
du Travail. En cas déchec, le litige doit être
réglé auprès du tribunal du travail du lieu
dexécution du contrat de travail. Le tribunal du
travail, institution indépendante du Ministère
de la Justice, est compétent en matière de :
différends nés
entre les travailleurs et les employeurs à loccasion
du travail,
litiges relatifs à lapplication
des dispositions du Code de prévoyance social.
Les jugements du tribunal sont
définitifs et sans appel lorsque le chiffre de la demande
nexcède pas douze fois le montant du salaire minimum
interprofessionnel garanti. Au-dessus de ce montant, les jugements
sont susceptibles dappel devant la Chambre sociale de la
Cour dappel dans un délai de quinze jours suivant
le jugement.
Les différends collectifs
peuvent en premier ressort se régler par un accord de
conciliation après déclaration du litige auprès
de linspection du travail. Cette dernière nomme
un conciliateur qui, dans les six jours suivant la date à
laquelle il à été saisi, rédige un
procès-verbal constatant laccord ou léchec
de la conciliation.
En cas déchec,
le Ministre chargé du travail saisi le Conseil darbitrage
composée dun magistrat et de quatre assesseurs (2
assesseurs travailleurs). Le Conseil darbitrage se prononce
en droit sur les conflits relatifs à linterprétation
des lois.
5 Les absences conventionnelles
Elles sont fixées comme
suit :
décès dun
frère, dune sur, dun beau-père,
dune belle-mère ou dun ascendant : 1
jour
mariage du salarié :
3 jours
mariage dun enfant, dun
frère, dune sur : 1 jour
baptême :1 jour
6 La retraite
Lâge de la retraite
est fixé à 55 ans. Cependant, il est loisible au
travailleur de rester en activités pendant une durée
supplémentaire maximale de 5 ans si les deux parties sont
daccord.
7 Les salaires
Les salaires des travailleurs
(non-fonctionnaires) et relevant du Code du travail et éventuellement
dune convention collective sont fixés par cette
convention collective. Les salaires bruts moyens du secteur privé sont
les suivants :
- Ouvrier spécialisé :
42.000F CFA
- Employé de bureau :
50.000F CFA
- Agent de maîtrise :
72.000F CFA
- Technicien : 72.000F
CFA
- Cadre, Ingénieur et
assimilé : 122.000F CFA
le salaire minimum interprofessionnel
garanti (SIMG) est de 23.000F CFA et celui du SIMAG (Salire minimum
agricole garanti) 22.000F CFA.
8 Les heures supplémentaires
En labsence daccord
dentreprise ou détablissement ou encore de
Convention collective, le Code du travail prévoit le paiement
de tout travail effectué en dehors des heures légales
douverture sous forme de majoration de salaire. Cette majoration
est calculée selon les taux suivants :
Pendant le jour
De la 41ème
à la 48ème heure incluse : 100%
Au-delà de la 48ème
heure
.
: 25%
Dimanches et jours fériés
... . :
50%
Durant la nuit
En semaine entre 21h. et 5h.
du matin : 50%
Dimanches et jours fériés :
100%
9 La prime dancienneté
La prime dancienneté
est calculée en pourcentage sur le salaire de base du
travailleur. Ce pourcentage est de :
3% après trois ans dancienneté
5% après cinq ans dancienneté
plus 1% par année dancienneté
en sus dans la limite maximale de 15%
10 Charges sociales
Les régimes sociaux
Le code de prévoyance
sociale prévoit sociaux six régimes sociaux qui
sont
les allocations familiales
pour tout travailleur ayant des enfants à charge ;
les allocations prénatales
au cours de la grossesse de la femme mariée légitimement
ou de la femme salariée même célibataire ;
les allocations de maternité
si lenfant est né viable ;
les indemnités journalières
versées à la femme pendant la période darrêt
de travail pour congé de maternité ;
les prestations de risques
professionnels si le travailleur est victime dun accident
de travail ou dune maladie professionnelle ;
les pensions de retraite si
le travailleur est âgé de 55 ans.
Les cotisations
Aux termes de la loi, les cotisations
de la sécurité sociale sont assises sur lensemble
des rémunérations, salaires ou gains, indemnités
diverses, avantages en nature, quil sagisse de payes
normales ou déléments occasionnels, réguliers
ou exceptionnels sans quil soit tenu compte de la période
de travail à laquelle ils se rapportent, perçus
par les travailleurs (permanents et occasionnels).
- La périodicité
des obligations
Lemployeur est responsable
de la fourniture de la déclaration des salaires, du relevé
nominatif du personnel et du versement des cotisations dans un
délai de quinze jours. Sur leur demande, les employeurs
occupant plus de 1.000 salariés peuvent être autorisés
à ne fournir le relevé quune fois par an.
Taux des cotisations
Les taux appliqués aux
différents régimes de sécurité sociale
représentent 23% pour le personnel permanent et 22% pour
la main duvre occasionnelle.
Ces taux se décomposent
comme suit :
- accident du travail :
variable de 1 à 4%
- allocations familiales :
8%
- retraite 4% décomposé
à raison de 1,6% représentant la part du travailleur
et 2,4% la part patronale
- maladie ou invalidité:
2%
- taxe office national de la
main duvre : 1%
- cotisation de la Fédération
Nationale des Employeurs du
Mali (FNEM) : 1%
- taxe pour le Fonds National
du logement : 1%
- contribution forfaitaire
des employeurs : 7,5%
Régime
des échanges commerciaux
L'Union Douanière conçue
par LUEMOA et la CEDEAO comprend plusieurs phases dont
les principales sont :
- le Tarif Préférentiel
des échanges intra-communautaires qui se traduit par un
désarmement absolu, c'est à dire, la suppression
totale de tous droits et taxes de douane au profit des produits
originaires des Etats membres ;
- le Tarif Extérieur
Commun (TEC) comprenant des droits et taxes de douane frappant
les produits originaires des pays tiers ; ces droits doivent
être consolidés ;
- la libre circulation des personnes
et de facteurs de production (capitaux, biens, services). La
libre circulation devant aboutir à terme à la citoyenneté
commune ;
- l'élimination des barrières
non tarifaires concernant notamment le contingentement, les prohibitions,
les monopoles d'importation et d'exportation, les restrictions
quantitatives, les valeurs mercuriales ou indicatives, la fixation
des normes techniques en dehors des normes conventionnelles internationales,
les mesures de protection sanitaire phytosanitaire excessives,
etc. conformément à l'article XI du GATT de 1994.
- l'harmonisation des fiscalités
des Etats membres ;
- Une orientation et une réglementation
communes en matière de politique commerciale;
- etc.
Structure du tarif extérieur
commun (TEC)
Le Tarif Extérieur Commun
(TEC) de l'UEMOA comprend :
- Le droit de douane (DD (0,10,25%)
- la redevance statistique (RS)
au taux de 1 %
- le Prélèvement
Communautaire de Solidarité (PCS) au taux unique de 0,5%
au profit du budget de l'UEMOA
- la Taxe Conjoncturelle à
l'importation (TCI) et la Taxe Dégressive de Protection
Le tableau des droits et taxes
se substitue au tableau des droits et taxes de chaque Etat membre
et s'appliquera aux marchandises importées des pays tiers
suivant la clause de la nation la plus favorisée.
Catégorisation des
produits
En dehors des produits de base
originaires des Etats de l'UEMOA (produits agricoles, d'élevage,
de pêche et de l'artisanat traditionnel), le Règlement
du 28 novembre 1997 a créé quatre catégories
de produits à partir de critères du degré
de transformation du produit et de son utilité socio-économique
dans les Etats de l'Union. Ces catégories de produits
sont :
- catégorie 0 :
les produits essentiels
soumis à un taux de taxation nul (taux zéro) (médicaments,
livres, produits alimentaires, etc.)
- catégorie 1 :
les biens de première
nécessité : les matières premières
et les biens d'équipement
- catégorie 2: les intrants et les produits intermédiaires
- catégorie 3: les, biens de consommation finale et
tous autres biens non-repris dans les autres catégories
Taux du tarif extérieur
commun
Le Règlement précité
a défini quatre taux de droit de douane (DD) et un taux
unique pour la redevance statistique (RS) applicables à
compter du 1er janvier 2.000. Ces taux sont:
|
Catégorie 0 |
Catégorie 1 |
Catégorie 2 |
Catégorie 3 |
|
0% |
5% |
10% |
20% |
Régime applicable
aux produits de base
Les produits de base originaires
des Etats membres et appelés en UEMOA produit du crû
(produits agricoles, d'élevage, de pêche ainsi que
de l'artisanat traditionnel), s'échangent librement
en franchise totale de tous droits et taxes de douane. Ainsi
ces produits circulent librement entre les Etats membres depuis
1996 en union douanière en application de l'article 82
du traité de l'UEMOA.
Régime intra-communautaire
UEMOA
Les produits industriels originaires
des Etats membres de l'UEMOA sont soumis à la Taxe Préférentielle
de Coopération (TPC) qui est égale au Tarif Extérieur
Commun (TEC) moins (-) un abattement dont le taux à partir
du 1er janvier 2.000, l'abattement tarifaire sera de 100%. Ainsi,
tous les produits originaires des Etats de IIUEMOA circuleront
librement au tarif zéro, comme les produits du crû
en franchise totale de tous les droits et taxes de douane.
Réglementation des
importations et des exportations
Les opérations d'importation
et d'exportation sont effectuées par des personnes morales
et physiques agréées selon la procédure
prévue par le Code de Commerce ou certaines réglementations.
L'agrément est subordonné
aux conditions suivantes :
- la justification de la qualité
de commerçant ;
- la justification de la qualité
d'artisan, d'éleveur, d'association villageoise, de coopérative
de production;
- la validité de la patente
d'import-export ;
- le paiement des droits de
timbre.
Les formalités exigées
Les formalités d'importation
à caractère commercial sont les suivantes :
- obtention d'un document intitulé
"Intention d'importation" délivré automatiquement
par la Direction Nationale des Affaires Economiques;
- paiement d'un droit de timbre
conformément à l'article 930 du Code Général
des Impôts;
- visa du document par l'Office
des Changes.
Les opérations d'exportation
obéissent aux même dispositions que pour les opérations
d'importation à l'exception du droit de timbre dont sont
exonérées les exportations. L'or, le coton et les
peaux brutes à l'exportation acquittent ce seul droit.
Les produits à l'importation
comme à l'exportation font l'objet de contrôles
par un organisme privé spécialisé appelé
la Société Générale de Surveillance
qui délivre une Attestation de Vérification, sauf
cas de dispense.
Autres dispositions
La durée de validité
d'une intention d'importation est de six mois mais renouvelable
une seule fois pour trois mois. Pour les exportations, la durée
de validité est de trois mois, renouvelable une seule
fois pour un mois.
Toute Intention d'importation
ou d'Exportation nécessitant un transfert financier doit
être obligatoirement domicilié auprès d'une
banque agréée qui doit exécuter le transfert
pour les importations ou veiller au rapatriement des fonds pour
les exportations.
Le Mali respecte d'une manière
générale les dispositions de l'Accord sur les procédures
de licence d'importation.
Enfin, il faut préciser
que les procédures d'importation n'ont pas pour but de
contingenter les importations, mais de réunir des informations
statistiques d'importation et d'exportations ainsi que de contrôler
le flux des capitaux. Les procédures dimportation
et dexportation ne crée aucune discrimination entre
les produits et les pays d'origine ou de destination. |